Les origines de l'histoire

LES PLUS ANCIENNES TRACES

L’origine du nom a certainement un rapport avec la présence de nombreux Frênes dans le paysage local. Initialement nommé « FRAZINA », le village devint SAINT MARTIN DE FRESSINES, puis FRESSINES après la révolution.
Dans l’histoire du département des Deux-Sèvres, de la conquête romaine à la féodalité, aucun fait particulier n’a marqué la localité ou plus généralement la province du Poitou.

On ne sait, qui des Celtes ou des Gaulois, furent les premiers occupants de la région, mais FRESSINES doit certainement son apparition à la fondation des cités pictones. Les plus anciennes traces remontent au 12ème siècle, du côté de la CHESNAYE, près de la voie romaine qui reliait alors le carrefour de ROM aux gués de la Sèvre.

LES PICTONS

Les Pictons était un peuple de la Gaule établi autour de LIMONUM ou PICTAVI (POITIERS), dont le territoire était compris dans l'Aquitaine seconde.

C’est parce qu’ils se peignaient le visage, que CESAR les nomma « Pictavi ». Pictavi se modifia pour finalement donner « Poitou » qui restera l’appellation de notre région.

L'antique LIMONUM, capitale des Celtes Pictones, fut à l'époque gallo-romaine l'une des plus importantes cités de la province d'Aquitaine.

Christianisée au cours du 3ème siècle, elle devient sous l'impulsion de son premier évêque,SAINT HILAIRE, l'un des plus grands centres religieux de la Gaule.

LES SEIGNEURIES

Sous les Carolingiens, le pouvoir des grands vassaux se substitue, dans la France entière, à l'autorité royale.
Les puissants comtes de Poitiers, créés par Charlemagne, affermissent leur domination sur les vastes territoires devenus leurs fiefs héréditaires.
Les barons, préposés à l'administration des diverses parties des domaines, affectent vis-à-vis des comtes la même indépendance que ces derniers affectaient eux-mêmes envers le roi de France.

Alors que l'État n'est plus qu’un assemblage de provinces à peu près indépendantes, le Poitou est une réunion de seigneuries obéissant à des maîtres différents. Leurs lois et leurs usages particuliers entraînèrent les guerres des uns contre les autres.

C'est dans ces conflits qu’apparaissent les désignations de « NIORTAIS », de « BRESSUIROIS », de « MELLOIS », souvenir des subdivisions gauloises, qui donnaient à chaque canton ses frontières, son administration et sa petite capitale. Ce fractionnement explique le peu d’influence des populations dans les grandes affaires du pays.

LA TRANSITION

Et l’on se demande qui des comtes du Poitou ou de l’invisible monarque de Paris, régente vraiment la province...
Il faut les guerres et les trois siècles qui séparent le règne de LOUIS LE JEUNE de celui de CHARLES VII pour considérer que le POITOU est province française et a le sentiment de sa nationalité. Les deux-sévriens sortent alors de la passivité due au régime féodal et entrent de manière plus active dans les siècles suivants. La population se jette alors avec ardeur dans le grand drame religieux du 16ème siècle.

LE CHEMIN DES SAULNIERS

Vers 1530 les moulins abondent en moyen POITOU.
La farine de BAGNAULT, très réputée est acheminée à dos de mulets jusqu’à NIORT, puis par voie d’eau sur MARANS, La ROCHELLE et ROCHEFORT.
Pour se rendre de BAGNAULT à NIORT, les muletiers empruntaient la voie romaine qui, venant de ROM, s’embranchait au Carrefour de la Coupe d’Or,suivait la principale rue du village, franchissait la rivière au PONTREAU ou pont CHARRAULT, se dirigeait ensuite vers la Chaume à PAPEAU et de là vers NIORT.

C’était le vieux chemin de la mer ou encore « chemin des saulniers », lequel passait par FRESSINES.
On sait précisément que le parcours empruntait 4 petits ponts sur la commune, sous lesquels coulait le LAMBON.

Plusieurs chasserons se réunissaient le plus souvent pour voyager ensemble et l’on pouvait voir, certains jours, une ou deux longues files de mulets chevauchant péniblement, avec deux ou trois sacs de minots sur le dos,à la suite du mulet de tête.

Ce trafic longeant les bords de la Sèvre, de nombreux moulins, aujourd’hui disparus, ont aussi jalonnés la vallée du LAMBON.
On peut aisément imaginer les paysages environnants de FRESSINES, avec ses moulins et ses meuniers, autour desquels s’affairaient les laboureurs exploitant les terres à blé.


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